Comment m'excuser auprès de mes lecteurs de cette longue absence. Même pas malade, même pas un petit rhume pour se justifier. Je courais, je courais, je courais et le temps s'en allait. Le monde s'accélérait, les stress individuels augmentaient, au rythme des terribles évènements que les médias nous révélaient: Mohamed Merah qui tue des inconnus pour une idée, et des intégristes qui le présument innocent car il n'a pas été jugé. Bachar el-Assad qui tue son peuple, à moins que ce ne soit qu'un ramassis de rebelles. Pendant ce temps, la France fait amende honorable pour les harkis: ce n'est pourtant pas nous qui avons égorgé 70 000 harkis en deux mois, dix fois le nombre de syriens morts en plus d'un an! Le roi d'Espagne, président d'honneur de WWF/Espagne (Fonds mondial pour la nature), chasse l'éléphant au Bostwana: singulier. Blessé, il est rapatrié à grand frais dans son pays qui demande l'aide financière du FMI: doublement singulier ne peut être pluriel, contraire du monarche. Le procès de Breivik s'ouvre en Norvège, qui se déclare non coupable. Le vrai problème des experts n'est pas de mesurer la douleur de 69 familles, ni de considérer qu'on a volé définitivement la vie de ces jeunes innocents, mais de jauger si oui ou non, ce triste individu est sain d'esprit ou non. Là seulement est l'intérêt du procès. Et à toutes les pauvres âmes sensibles qui pensent aux victimes apeurées, abattues comme des chiens... "je vous salue Marie". Pendant ce temps, la campagne électorale offrait des temps de parole identiques à chacun des 10 candidats, dont certains étaient pitoyables: une agrégée d'économie et de gestion, qui enseigne à ses pauvres étudiants le marxisme sans savoir ce qu'est un prix de revient et qui rêve encore des lendemains qui chantent. Les uns qui veulent tuer le veau d'or et placer l'homme au cœur du dispositif, tandis que d'autres veulent lui substituer la Nature. "Homo sive natura" moderne. Comment peut-on laisser la parole à de tels charlatans, qui veulent décréter la croissance, le bonheur? Même pas drôle. Et tant d'autres évènements qui nous ont fait croire que le monde s'accélérait, qu'on courait, qu'on courait, qu'on courait...
Et le temps s'en allait à la même vitesse, car seules les rumeurs du monde, les agitations, les turbulences s'accéléraient autour de nos oreilles, qui nous imposaient un rythme. Nous finissions par croire que nous courions. Le stress pourrait-il n'être que l'adoption d'un autre rythme que le sien, ou quelquefois, seulement sa perception? Il est temps de prendre du recul, de se remettre à penser, à écrire pour mieux penser, pour être un "éveilleur d'esprit".
Pendant ce temps, des heureux pour les résultats du premier tour, des pleurs pour d'autres. Mais le vrai changement, pas maintenant mais tout le temps, c'est de lire Deleuze, ou Alain (voir photo). Alain qui rappelait que ce sont toujours les méchants qui gagnent.
Pendant ce temps, des heureux pour les résultats du premier tour, des pleurs pour d'autres. Mais le vrai changement, pas maintenant mais tout le temps, c'est de lire Deleuze, ou Alain (voir photo). Alain qui rappelait que ce sont toujours les méchants qui gagnent.

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