Un fou est arrivé à perturber le réseau ferroviaire français. Ce pouvoir énorme, il le doit à la force des syndicats du secteur public, ceux qui défendent ce magnifique secteur public qui leur donne tant de pouvoir. Un contrôleur a été poignardé par un déséquilibré, heureusement sans gravité, et la grande majorité des contrôleurs a exercé son droit de retrait, qui ne peut légalement s'exercer qu'en cas de péril grave et imminent. Par définition, il est décrété par les syndicats que les coups de couteau ne sont destinés qu'aux contrôleurs, jamais aux passagers. Mais qui peut aller à l'encontre des syndicats de la SNCF ? La CFDT Cheminots a évoqué un "problème récurrent de sûreté" et Sud-Rail demandé davantage de moyens humains, pour assurer la sécurité dans les trains. Pourquoi uniquement dans les trains? Pourquoi pas, dans toute la France, de telles manifestations de masse dès le premier coup de couteau invalidant? Pourquoi pas un service public européen demandé par nos amis de gauche et d'extrême gauche, qui serait paralysé dès la première agression en Serbie ou en Pologne? Qu'il ferait bon vivre dans une Europe solidaire qui se soucierait de l'humain, dirait Montebourg, et des corporations vitales pour son devenir!
Vitales, avez-vous dit? Mais pourquoi le Thalys et Eurostar ont-ils pu circuler librement ce vendredi? Ces trains peuvent circuler sans contrôleur à bord, le contrôle se fait à l'entrée de chaque wagon. Il suffirait de modifier les habitudes qui datent de l'après-guerre, de supprimer les contrôles dans les lignes intérieures pour obtenir un service équivalent aux lignes internationales et mettre à l'abri de ces agressions toute une profession dont on cherche encore la valeur ajoutée. Quel étonnement de constater que les syndicats demandent à multiplier les moyens alors qu'une profonde réforme du métier devrait être envisagée. Souvenons-nous de Ségolène Royal, lors de la dernière campagne électorale, qui avait demandé que les policières soient raccompagnées chez elles par des agents à la suite d'une agression de l'une d'entre elles. Elle avait fait sourire presque tous les Français, mais la demande actuelle des cheminots est du même ordre et personne ne sourit. Car nous savons tous que ces bataillons se battront pour que la gauche passe et que leur pouvoir monopolistique soit renforcé, que la libéralisation de la circulation ferroviaire soit entravée. Quand cesseront ces arrogances des corps protégés, ces égoïsmes, ces corporations qui vont à l'encontre de l'esprit de la République? Et que dire de nos ânes de journalistes qui parlent du "présumé" agresseur ou du suspect, alors qu'il a été identifié, maîtrisé, et qu'il est d'évidence le psychopathe qui a poignardé? Mais ils savent que les juges veillent autant à leur pouvoir que les contrôleurs.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire